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  • Photo du rédacteurGrégoire Taconet

Pourquoi c'est si difficile de s'y retrouver entre toutes les psychothérapies existantes?




Vous avez un problème qui vous pèse depuis un moment, vous êtes confiant·e dans le fait qu'un·e professionnel·le pourra vous aider à vous en sortir (ou alors vous n'en pouvez juste plus et vous tentez votre chance parce que ce n'est plus possible de rester comme ça), plus qu'à choisir une psychothérapie... oui, mais laquelle parmi les dizaines, peut-être les centaines, existantes?


 Hypnose, Gestalt-thérapie, TCC, TCC 3ème vague, psychanalyse, psychologie positive, thérapie des schémas, EFT (Emotionnal Freedom Technique), EFT (Emotionally Focused Therapy), Approche Centrée sur la Personne (c'est la mieux, en toute objectivité), PNL, EMDR, Well-Being Therapy (ça existe vraiment)... n'en jetez plus! Je m'intéresse activement au sujet depuis mon inscription en fac de psycho en 2009, et il m'arrive encore d'en découvrir de nouvelles!


 Les classer, ça facilite les choses, mais ça a ses limites. Est-ce qu'on classe l'hypnose et la méditation ensemble, dans les thérapies qui induisent un état modifié de conscience, ou est-ce qu'on les classe respectivement dans les thérapies systémiques pour l'hypnose (du moins l'hypnose ericksonienne, la plus répandue) et les thérapies comportementales et cognitives pour la méditation? Et puis en quoi ça m'aide, moi, à trouver ce qui réglera le mieux mon problème?


 On peut les classer, justement, par les problèmes pour lesquels chaque approche est la plus efficace. Il y a des recherches scientifiques qui, depuis longtemps, évaluent les approches et permettent d'avoir un recul. Oui mais... ça implique d'avoir un diagnostic et d'être sûr·e d'avoir le bon, tout un programme en soi (les troubles peuvent se cumuler, se ressembler, ce qui peut induire en erreur même des professionnel·le·s spécialisé·e·s et compétent·e·s), et une efficacité générale c'est certes une piste mais chaque situation, chaque personne est différente.


 C'est une réalité qui me fait grincer des dents. La santé mentale est un sujet important donc je voudrais que les informations, les éléments pour bien choisir sa thérapie, soient claires et accessibles pour tou·te·s, et c'est important pour moi de rediriger (dans l'idéal dans la bonne direction!) quand je ne suis pas la bonne personne pour accompagner.


 Et ce n'est que récemment que j'ai pris conscience d'à quel point, même pour un·e thérapeute, et même pour un·e thérapeute qui, comme moi, cherche à se renseigner sur l'ensemble des approches, c'est tout aussi compliqué. Parce qu'une seule approche, c'est déjà des façons multiples de travailler selon les professionnel·le·s. Si on prend l'exemple de la psychanalyse, certain·e·s psychanalystes utilisent encore le légendaire divan, d'autres l'ont mis au grenier depuis longtemps. Certain·e·s font trois interventions par séance les jours où iels sont particulièrement loquaces, d'autres sont bien plus actif·ve·s. Certain·e·s vont faire du forcing avec leurs interprétations, d'autres seront plus souples. Certain·e·s vont suivre de près la littérature scientifique, d'autres ne veulent pas en entendre parler.


 Obstacle supplémentaire, il y a l'approche théorique et l'approche réelle. L'approche telle qu'elle est présentée en formation, dans les livres incontournables, dans la littérature scientifique pour les plus motivé·e·s, et les multiples adaptations qui se feront par la force des choses dans la pratique, pour répondre aux différents besoins, aux différentes personnalités, aux imprévus (il y en aura forcément).


 Si votre priorité, pour choisir un·e thérapeute, est son approche, je vous recommande donc de bien identifier vos attentes (est-ce que vous voulez travailler uniquement sur les symptômes ou plus profondément sur vous? est-ce que les états modifiés de conscience comme l'état d'hypnose vous rassurent ou vous font peur? est-ce que vous avez besoin d'une feuille de route précise?) et de partir de là, de vous documenter même sommairement sur quelques approches dont la façon de faire vous parle, et de vérifier auprès du ou de la thérapeute si ce qu'iel propose correspond bien à vos attentes. Essayez de bien retenir ce qui vous attire vers telle ou telle approche, pour vous assurer que vous le retrouvez bien dans le suivi thérapeutique. Et, le plus important, vous avez le droit de changer de thérapeute ou d'approche, c'est important d'être en confiance, de se sentir bien accompagné·e, et vous ne pouvez pas savoir à l'avance comment ça va se passer pour vous.

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